Après spectacle …
Photos dans la joie …
Frustrations et atterrissage émotionnel …
Les danseurs étaient dans les loges.
Ils attendaient pour le final.
Tout le monde devait être en coulisses à la fin de la pièce de Kuan-Ling pour aller saluer.
Je les retrouve
Enfin
Je les félicite.
Comparé aux danseurs européens, ils sont bien calmes
mais ils ont l'air contents.
C'est tellement frustrant de ne pas pouvoir mieux communiquer avec eux.
On se lance dans une série de photos.
D'abord des clichés "calmes" bien "jolis" …
À la mode occidentale ou taïwanaise.
Puis on se lâche un peu.
Pour le salut final, ils ont décidé de prendre le fameux port de bras que j'avais aussi utilisé pour l'échauffement de tous les danseurs.
Ils le font en canon.
Je ne suis pas sûr que ça ait été prévu comme ça .. mais c'est assez joli.
Fin des applaudissements.
Noir.
Retour dans les loges.
On retrouve Travis qui avait un petit rôle dans la pièce de Zaimon,
il était resté en coulisses,
on peut enfin faire une vraie photo de groupe.
Les danseurs rendent leurs costumes et s'en vont assez vite.
Les chorégraphes et le staff de l'organisation se retrouvent au bureau.
Miss Chou a toute une série de gâteaux à nous faire goûter.
Un peu de réconfort et de nouvelles saveurs.
Un drôle de sentiments s'installe.
En fait, ce qui me manque c'est de ne pas avoir pu rencontrer le public et avoir pu parler avec eux.
Il n'y a aucun retour.
Pas même des autres chorégraphes.
Le taxi est déjà là.
Nous rentrons.
Chien Chih et Kuan-Ling, les régionaux de l'étape, restent à l'école.
Ils vont sortir avec leurs copains.
En attendant Zaimon, Angela me demande ce que j'ai pensé de mes danseuses, je lui parle de leur trac.
Je lui pose la même question pour les siennes et puis …
Plus rien.
Zaimon arrive, nous partons.
Petite halte au Family Mart pour un ravitaillement en bière (du vin pour Angela) et nous rentrons.
La route défile.
J'entends Zaimon qui parle de son projet, de ses danseurs, des progrès qu'ils ont faits, des sentiments qu'il éprouve après cette soirée.
Il parle de lui.
Je me sens seul.
Tenter de parler d'autre chose ?
Devoir s'imposer .. Encore .. À quoi bon …
La tristesse monte, la gorge se serre.
Ce qui pourrait être un des plus beaux moments de ce séjour se transforme en cauchemar intérieur.
Contenir ses larmes.
Arrivé à l'hôtel, Zaimon me regarde et dit "tu es en pleine décompression !"
Il n'a rien compris.
Je le laisse à l'entrée, près des grands fauteuils, prétextant un besoin d'air frais.
Je me retrouve à pleurer seul sur un banc, au milieu du jardin que j'ai traversé tous les jours.
Je tente de me calmer, rien n'y fait.
Attendre que ça passe.
Le gros de la crise passé, je remonte vers l'hôtel, Zaimon est toujours dehors, il parle avec quelqu'un d'autre.
Je rentre.
Arrivé dans ma chambre, j'ouvre une bière, m'assois sur le lit.
Une nouvelle vague de larmes m'assaille.
(c'est drôle j'avais écrit vague de l'arme, c'est joli aussi)
(c'est drôle j'avais écrit vague de l'arme, c'est joli aussi)
Laisser faire.
Ma bière est finie.
Je m'endors.
C'était la première pourtant.






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