fatigue et coup de blues, malgré un boulot qui avance bien
le chiffre 4 ...
un plan de ligne de bus ...
et quelques autres petites choses
Avec l'agréable soirée de la veille, le lever est "tardif".
Pas de promenade à l'aurore autour du lac ce matin.
La fatigue s'installe insidieusement, je sens le moral vacillant.
L'aventure des bagages, le premier jour un peu tendu avec les élèves et l'acclimatation,
pas tant en terme de température mais pour ce qui est du fonctionnement et surtout de langue,
j'ai une grosse envie d'entendre parler français.
Je vais sur le site de Radio France pour écouter en direct mais je réalise qu'on est en pleine nuit en Europe, et les programmes de nuit …
J'écoute un podcast d'Intersoir pendant le petit déjeuner.
Les suites de DSK, la politique, Wimbledon et .. le tour de France auquel je suis ravi d'échapper …
Ca fait bizarre d'entendre tout ça en regardant le lac avec le goût âcre du thé vert en fond de gorge.
Au boulot !
Je regarde les vidéos,
Les danseurs se sont mis en route !
plus détendus, investis,
c'est motivant, les idées arrivent dans ma tête, je note ..
Ca fait du bien.
Je fais un montage des variations travaillées, prend des notes sur les choses à travailler et en route.
Il fait beaucoup plus chaud aujourd'hui.
Notre taxi est en retard, Kuan l'appelle.
La conductrice ne viendra pas mais envoie un ami à elle.
Arrivés à l'école, nous sommes accueillis avec des petites patates douces.
Je montre la vidéo à certains de mes collègues,
la seule réaction que j'ai est que la qualité d'image de mon appareil photo est super bonne,
je ne sais pas comment je dois le prendre …
Ne pas se laisser déstabiliser, ne pas trop douter, se concentrer sur les danseurs …
La répétition se passe aussi bien que la veille.
Les langues se délient, on me demande la marque de mon appareil photo, si je peux donner mes musiques.
J'aime ça.
Aujourd'hui, ça se passe dans l'auditorium.
La salle est large mais pas très profonde.
Sur le rideau de fond rouge, trône le père de la patrie.
Étrange ...
C'est une très bonne idée de nous faire changer de salle à chaque fois, ça permet aux danseurs de ne pas trop prendre de marques dans l'espace.
C'est une très bonne idée de nous faire changer de salle à chaque fois, ça permet aux danseurs de ne pas trop prendre de marques dans l'espace.
Ici, le plus c'est qu'il n'y a pas les glaces et je peux en plus avoir du recul.
Je propose à certains d'entre eux un safari photo un de ces jours.
J'ai la sensation que Miss Chou est un peu distante,
je ne sais plus trop, sans doute la fatigue.
Une chose qui m'arrive souvent quand je suis à l'étranger en pays non francophone quand je suis fatigué,
c'est que comme forcément je comprends moins, il y a un "petit" fond de parano qui remonte à la surface
et me donne l'impression que les gens se foutent de ma gueule ou parlent de moi sans que je puisse comprendre.
C'est dans ce genre de situation que l'on pense à tous ceux qui arrivent en France , de tous ces pays où l'alphabet est différent, ou même "tout simplement" la langue.
On pense aussi à tous les français xénophobes qui se moquent, et à ceux qui pensent qu'ils ont la belle vie en France …
C'est aujourd'hui le choix des costumes pour la séance photo de samedi.
Je ne suis pas très au point pour ce genre de choses, nous avons à disposition les costumes déjà utilisés par l'école, ça donne des idées.
Je trouve tant bien que mal mon bonheur.
Je me dis que je déciderai à la séance photos si je les garde pour la création.
C'est assez drôle.
Je me rends compte que quand il y a ce que nous appellerions en France un "problème",
ici ça devient "un point dont nous avons à discuter".
Par exemple, Angela choisit des costumes qui ont déjà été choisi par Chien Chih, problème !
Non non ..
Miss Chou lui dit, il faut que tu ailles discuter avec Chien Chih, il a choisi les mêmes costumes.
Angela en choisit d'autres ...
Nous rentrons en groupe à l'hôtel.
Certains de mes collègues ont décidé d'aller acheter des fringues en ville pour leurs danseurs.
Certains de mes collègues ont décidé d'aller acheter des fringues en ville pour leurs danseurs.
C'est aussi une bonne façon de partager autre chose que le temps de répétition.
Ah tiens,
En remontant dans l'ascenseur, je me rends compte que ce qu'on m'avait dit est vrai.
Ici, le chiffre 4 porte malheur.
En fait, en chinois,
la façon de dire "4" est très proche du mot qui signifie mort.
Dans les hôtels, on évite le 4e étage
parce qu'il serait celui par où les fantômes
pourraient revenir.
parce qu'il serait celui par où les fantômes
pourraient revenir.
Et donc dans l'ascenseur,
je remarque effectivement qu'au bouton 4 est ajouté 5A donc ce niveau là est le 5A, pas le quatre.
je remarque effectivement qu'au bouton 4 est ajouté 5A donc ce niveau là est le 5A, pas le quatre.
Encore un couché de soleil, toujours aussi beau, toujours autant de monde.
L'hôtel est agité, il y a un tournoi de baseball pour des jeunes joueurs.
Rires et cris à tous les étages.
Les ados sont partout les mêmes dans les hôtels …
Pour le dîner, je retourne au snack dans l'hôpital (pour ce qui ont raté l'épisode, allez vite lire l'article du jour 0).
Soupe aux boulettes de …,
riz avec plein de trucs dedans,
viande de .. aux épices.
riz avec plein de trucs dedans,
viande de .. aux épices.
Du jus de kumquat.
le tout pour 100 dollars (2,5€)
Je me fais du thé pour après
En buvant mon thé, je visionne le travail de la journée … ça avance …
La veille, je leur avais demandé un travail personnel au sol.
J'opte pour montrer tous ces petits solos en simultanés.
Certains sont plutôt réussis.
Des duos sont mêmes possibles.
J'en filmerai un ou deux demain.
Je suis content de ce que je vois, mais ce soir j'ai le blues.
On va se coucher tôt.
Ca ira mieux demain.







Opposer le spleen du voyageur dérouté par les fossés qui le séparent du pays qu'il explore à la mélancolie du sédentaire dérouté par le fantasme qui le sépare du pays qu'il n'explore pas. Se dire que l'on est lu de chez soi, et savoir qu'il n'y a jamais vraiment de vraie distance autre que celles des idées et des inimitiés. Se faire confiance. Regarder au fond de soi et délivrer sa propre vérité comme l'unique trésor dont on dispose. S'émerveiller de ce trésor. Le partager comme un acte universel, mais l'offrir comme un acte personnel.
RépondreSupprimerContinuer à écrire.
Bizz
bah c'est normal, nous te manquons ! t'inquiètes fifi te prépare des vannes pourries pour ton retour, moi je peaufine le planning des caves et luiggi est en colo...
RépondreSupprimerziboux pleins d'encouragements
tabéa